Les rues de Leers
A Leers, jusqu'en 1927, les voies, essentiellement des chemins, avaient gardé leur nom d'origine donné en fonction de leur situation. C'est au cours de la séance du conseil municipal du 18 juin 1927, à l'initiative du Maire Emile DUEZ, nouvellement élu, qu'une commission a été créée pour procéder à la dénomination des rues et place de la commune. La décision a été prise lors du conseil municipal du 12 novembre 1927.
Le livret "Les rues de Leers" est en vente au prix de 5 euros.
Au Musée de Leers : 49 rue du Maréchal Leclerc, lors des permances des 1er et 3ème samedis du mois de 14h30 à 16h30.
Peu de temps après, la maison d'automobile André Citroën, offre gracieusement aux communes les plaques des noms de rue. Le conseil municipal accepte l'offre et confie à la commission de la voierie la charge d'établir le nombre de plaques à demander et les mentions à y faire figurer.
En 1934, par la délibération du 10 mars, le conseil municipal a décidé la numérotation des immeubles avec la pose d'une plaque sur chaque maison. Il faut savoir qu'en France la numérotation des habitations est laissée à l'initiative du maire de la commune. Il n'existe aucun système imposé. On rencontre 2 sortes de numérotation : séquentielle et métrique.
Dans la numérotation séquentielle (celle adoptée à Leers) les immeubles sont numérotés de 2 en 2 depuis le début de la voie. Les numéros pairs sont regroupés d'un côté de la rue, en général à droite en partant d'un point fixe, au plus près du centre ville et les numéros impairs de l'autre côté. Cette numérotation convient aux zones déjà urbanisées ou quand l'espace entre les maisons est insuffisant pour que d'autres constructions s'y insèrent.
Dans la numérotation métrique, les numéros des immeubles représentent la distance, généralement en mètre, les séparant du début de la voie. Ce système convient mieux aux zones peu construites ou en cours d'urbanisation, car chaque nouvel immeuble bâti ne nécessite pas de changer les numéros des habitations suivantes, ni d'ajouter un bis, un ter…. au numéro précédent.
Jusque dans les années 1950, la cartographie des rues et des voies de Leers a peu varié. Puis, certainement conséquence de l'explosion démographique après la 2ième guerre mondiale, des quartiers nouveaux sont sortis de terre avec la construction de nouvelles résidences. C'est ainsi que près d'une centaine de voies (rues, allées, sentiers…) ont été créées donnant un aspect totalement différent à notre commune.
En 2010 la ville de Leers comptait 171 voies, résidences et hameaux.
Rue Victor Hugo
Décision du 12 novembre 1927
Auparavant c'était la rue d'Audenaerde et encore avant le chemin d'Audenaerde ou chemin vicinal n° 3 dont l'achèvement du pavage, vers la Belgique, fut réceptionné le 27 septembre 1859. Lors de la séance du conseil municipal du 12 novembre 1927 consacrée à la dénomination des rues, il a été décidé de séparer cette voie en 2 à partir du carrefour avec la rue de Roubaix. La partie allant vers Leers-Nord a donc été baptisée rue Victor Hugo.
Victor Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, homme politique, académicien et intellectuel engagé français. Il est considéré comme l'un des plus grands écrivains romantiques de langue française.
Son œuvre est monumentale avec notamment Ruy Blas (1838), Lucrèce Borgia (1833), Notre-Dame de Paris (1831), les Misérables (1862).
Ses choix à la fois moraux et politiques, son œuvre hors du commun, ont fait de lui un personnage emblématique que la 3ième République a honoré à sa mort par des funérailles nationales qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au Panthéon le 31 mai 1885.
Rue de GIBRALTAR Droite
Décision du 12 novembre 1927.
Auparavant, c'était le Pavé de Gibraltar Droite qui avait remplacé le Chemin vert, dénomination postérieure à 1703 puisqu'en examinant de près un plan de cette année, on note dans la nomenclature : " Planty fur le vert chemin " et " Planty fur le chemin de la Vexte " et on découvre en dessous de la ferme de l'Horne : " chemin de Toufflers vert " chemin faisant séparation des terroirs de Leers et Néchin vert " chemin Trieu de Castillon " vert chemin de Néchin. On imagine que ces différentes appellations aboutirent à " Vert chemin ".
En 1769, dans la liste des parcelles de Leers Tournaisis cédées à la France, on retrouve à plusieurs reprises " vert chemin ".
Sur la carte " Dans les limites du Nord de la France et le Royaume des Pays-Bas vis-à-vis de la commune de Leers et de Néchin en 1818 ", on note sur la droite " Chemin vert " et sur la gauche " Chemin vert mitoyen ".
Afin de faciliter les relations avec Néchin, le maire Henri Salembier a décidé de construire le chemin vicinal n° 2 dit " de Gibraltar ". La réception de ces travaux eut lieu le 27 septembre 1859.
Sur le plan cadastral de 1825, nous remarquons à proximité du Chemin vert un hameau dit " Hameau de Gibraltar ". Ce nom avait-il été donné suite à la 1ère victoire de Napoléon qui a chassé les Anglais de Toulon et provoqué la chute du " petit Gibraltar " (appelé aujourd'hui " Fort Napoléon ") donc le départ de la flotte anglaise de la rade de Toulon ?
Lors de la séance du 6 juillet 1993 le Conseil Municipal a rectifié une petite incohérence. En effet jusqu'à cette date la rue de Gibraltar droite s'arrêtait au niveau de la rue du Capitaine Picavet qui allait ainsi jusque la limite de Toufflers (la ferme de l'Horne). Avec cette délibération la rue de Gibraltar Droite allait jusque Toufflers, la rue du Capitaine Picavet s'arrêtant à l'intersection.
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