Les Censes à Leers

En 2006, nos recherches nous ont permis de recenser 27 fermes dont certaines étaient très anciennes.

Ces fermes et certains des exploitants ont marqué la vie de notre commune.

Aujourd'hui 8 ont été détruite. D'autres ont été transformées en maisons d'habitation. Quelques-unes sont encore en activités.

Ces fermes ont été repérées sur un plan cadastral de 1890 et en cliquant sur les numéros en bas de ce plan vous pouvez voir la photographie de la ferme et sa désignation.

La Cense de Quevaucamp

Le nom est très ancien et l'on trouve trace dès 1218 d'un Walter de Chevalcamp.
En1238, Pierre de Kévaucamp, homme de fief est appelé comme témoin lors d'une donation par Jean de Leers à l'église de Leers.

La ferme de Quevaucamp
La ferme de Quevaucamp

En 1302, Alodin de Kévaucamp est responsable, à la tête d'une petite troupe, de la garde du château de la Royère dont les ruines subsistent toujours.

La ferme, est toujours présente mais a été souvent remaniée au cours des siècles et elle est transformée actuellement en habitation particulière.

Outre la famille Kevaucamp, les propriétaires successifs furent :

Les fermiers sont connus depuis 1559 notamment la famille Salembier.
Urbain Virnot fils des propriétaires a repris la ferme en 1893 pour l'exploiter lui-même.

Certains document photos ont été remis par Francis Virnot descendant

Cense de la "Haverie" ou ferme "Pollet"

Ferme Pollet, entrée
Entrée de la ferme Pollet
Ferme Pollet, cour
Cour intérieure de la ferme Pollet

La Cense de la Haverie est la plus grande et la plus ancienne des censes préservées sur la commune de Leers.

Son origine est attestée depuis le 13ème siècle ,elle appartenait alors à la seigneurie de Fontenoy pour passer après 1424 à la seigneurie de Roubaix (elle comprenait alors un manoir et 12 bonniers).

Après celle de Roubaix se succédèrent les seigneuries de Croix, Fretin allant jusqu'à exploiter les terres de trois fiefs.

Parmi les plus anciens censiers citons:

 

Plan 1823
Plan de 1826
Plan en 2003
Plan actuel

 

La ferme "Derycke"

Ferme Derycke
Entrée de la ferme Derycke

La présence de cette ferme au centre du village est attestée depuis 1826, son origine remonte vraisemblablement au 17 siècle.

Il faut remarquer sa composition de bâtiments initialement en cour ouverte donnant directement sur les pâturages avec une mare située dans la cour.

La présence d'un pigeonnier au-dessus de l'entrée principale permet d'attester sa construction après 1790.

 

Plan 1826
Plan de 1826
Plan actuel
Plan actuel

 

Cense dit du "Bailli" ou ferme "Dalle"

Ferme du Bailli
Entrée de la ferme Dalle

Bâtie sur l'ancienne maison du Bailli dont il est fait mention sur un plan de 1703.

Elle fut agrandie ou remplacée par une ferme occupée au XIX ème siècle par la ferme Henri Derache.

La maison de ce Bailli était située en droite ligne vers l'église et la maison échevinale située sur la place.

 

Plan 1826
Plan de 1826
Plan actuel
Plan actuel

 

Cense de l'Horne ou ferme "Marescaux"

Ferme de l'Horne
Entrée de la ferme de l'Horne
Cour interieur
Cour intérieure

Cette cense est également très ancienne et se situe comme la cense de la « Haverie » aux confins de la commune.

Les chemins menant à cette ferme étaient bordés d'arbres et plus particulièrement d'ormes, d'où son nom un peu déformé de ferme de l'Horne.

Au XVIIIème siècle elle était possédée depuis longue date par les comtes de Brigode, en octobre 1870, Monsieur Julien Lagache, industriel de Roubaix acheta la Ferme.

Les censiers de cette propriété furent les Duchatelet, Decalonne, Hespel, Constant Duquesnoy et Briet.

Une composition très fermée marquait une position défensive comme toute cense éloignée du village.

 

Plan 1826
Plan de 1826
Plan actuel
Plan actuel

 

Les fermes autour de Leers

La ferme de la Motterie

La cense de la Motterie se situe à l'est de la commune de Leers-Nord.

Vue extérieure de la Motterie

Au XIIIe siècle elle appartenait à la famille Moictuerie. Par la suite elle devint propriété de la famille des Cordes très connue dans l'histoire des Flandres.

Au XVIIIe, elle est occupée par Antoine Dubus alors favorable à la « scission ». Son fils deviendra le premier bourgmestre de Leers-Nord lors de la séparation des deux communes.

Vue intérieur de la Motterie

Outre son intérêt architectural, la Motterie et sa proximité avec le chemin de Belva fut au cœur du découpage frontalier qui secoua la commune de Leers entre 1769 et 1819.

Entourée de peupliers, d'eau, de bâtiments ne présentant qu'une entrée surplombée d'un pigeonnier portant la date de sa construction 1650, la ferme de la Motterie constitue un ensemble particulièrement bien conservé et un bel exemple local de ferme à cour carrée.

La ferme de la Becque

La ferme de la becque
La ferme en 2004
La ferme de la becque vue intérieure
Vue intérieure

Au XVIe siècle, le fief de la Becque appartenait à Nicolas Bourgeois et à sa femme Barbe de Bachy.

En 1636 le château de la Becque était très fortifié.

La maison de plaisance ou habitation du seigneur consistait en trois corps de logis, à savoir :

Plus loin était la ferme ou maison manable, édifiée en briques, avec chambres, cuisines, deux granges, des étables pour chevaux, vaches et brebis, un colombier et autres édifices, jardin, etc.

En 1803, on démolit le château, et ses ruines servirent à construire la base de l'église de Leers-Nord.

Aujourd'hui la ferme demeure un bel exemple d'architecture locale dite « rouge-barre » alternant briques et pierres blanches.

Plan de le ferme de la becque
Carte pour l'abornage de 1780 avec plan de détail de la ferme de 1858

Le château de le Royère

De la motte féodale au château fort

C'est probablement vers 1100 une motte féodale avec tour en bois, passerelle escamotable.. que Havide de Néchin amène en dot à Lambert de Wattrelos.

La Royere la Motte feodale

Les Tournaisiens se donnent à Philippe II Auguste. Le Tournaisis appartiendra au domaine royal français durant plus de 300 ans (1187-1521).

La Royere dessinde l'entree

La Royère est située en châtellenie de Lille, comté de Flandre, sur Leers et Néchin, à l'orée du bois de Wattines, à la limite du Tournaisis : c'est le château de la Limite.

En 1227, c'est probablement une motte féodale avec tour en pierre qu'acheté Arnoul IV.

Plus riche que le vendeur Hugues de Roubaix il fait peut-être bâtir l'enceinte en pierre de Tournai

Quelques propriétaires et leur temps

La Royere, plan

A partir de 1500, par mariage, les seigneurs de Roubaix seront aussi seigneurs de la Royère : les de Werchin, les de Melun.

Pierre de Melun, gouverneur de Tournai, seigneur de Roubaix et de la Royère, partisan des protestants, est considéré comme mort civilement par Philippe II, roi catholique. Ses biens partent, par Anne de Melun, dans famille de Ligne.

La Royère en 2004
Le Château en 2004
La Royere l'entrée vue intérieure
L'entrée du château vue de l'intérieur

Partisan de l'Edit de Nantes (Henri IV, 1598), Louis XIV fait restituer la Royère aux de Melun. Disputes de famille : les biens repartent aux de Ligne, retournent aux de Melun .

Un Crombez de Tournai achète la Royère, 35 hectares (plan Popp vers 1850). Mlle Crombez de Remond de Montmort épouse le Comte Ferdinand Costa de Saint-Gérix de Beauregard...

Tout est ensuite revendu à des fermiers.

Mais après l'enfer des dégradations, c'est le paradis.

Les propriétaires actuels du château, Pierre et Annie Moulin-Duthoit et leurs enfants s'occupent de le restaurer, surtout Olivier Moulin, qui a présenté une thèse sur ce patrimoine en fin d'études d'architecture.

 

Valid XHTML 1.0 Transitional




Visite du patrimoine
L'église Saint Vaast
Les moulins

Les fermes

Les usines
Les estaminets
Les rues de Leers


Rechercher :

Contacter Leers Historique